Les résultats de la Grande enquête Dinan 2032

Pourquoi Dinan 2032 ?

La Grande Enquête Dinan 2032 est au cœur de la démarche portée par Clémence Essevaz-Roulet et la liste citoyenne Bien vivre ici. Elle est née d’une conviction simple : on ne transforme pas une ville sans écouter celles et ceux qui y vivent.

Depuis plusieurs années, nous avons le sentiment que trop de décisions municipales sont prises sans réel débat, sans associer les habitantes et les habitants, sans prendre le temps de l’écoute. Dans l’opposition municipale, les élu·es du groupe Dinan Diver’Cité, dont Clémence Essevaz-Roulet fait partie, se sont souvent heurté·es à un mur : il n’y aurait pas d’alternative.

Nous refusons cette idée.
C’est pourquoi nous avons voulu poser une question simple et démocratique : dans quelle ville voulons-nous vivre en 2032, à la fin du prochain mandat municipal ?

Cette enquête constitue aujourd’hui le socle citoyen du projet municipal porté par Clémence Essevaz-Roulet.

Une démarche citoyenne au service d’un projet de ville

Pour construire cette enquête, nous avons fait le choix d’une méthode ouverte, pluraliste et sans a priori. La Grande Enquête Dinan 2032 a été conçue à la fois en ligne et sur papier, afin de toucher des publics variés, bien au-delà des cercles militants habituels. Nous nous sommes entourés de compétences, avons observé ce qui se faisait ailleurs, et avons pris le temps de bâtir un questionnaire exigeant et accessible.

Le questionnaire en ligne a été ouvert du 13 janvier au 28 mai 2025, complété par une version papier largement diffusée. L’enquête a été relayée par des affiches, dans la presse, sur les réseaux sociaux, et lors de nombreux échanges de terrain.

Parallèlement, nous avons organisé des rencontres citoyennes mensuelles dans les quartiers de Dinan et Léhon, pour aller directement à la rencontre des habitantes et des habitants, écouter leurs préoccupations et recueillir leurs propositions.

Les résultats ont dépassé nos attentes : plus de 1 000 personnes ont participé, en ligne ou sur papier, ont pris le temps de répondre, d’écrire, de partager leur vision de la ville.

Parmi elles, plus de la moitié vivent à Dinan ou Léhon depuis plus de 10 ans, témoignant d’un équilibre entre habitant·es de longue date et arrivant·es plus récent·es. Les répondant·es à l’enquête en ligne se répartissent ainsi : 41,2 % ont entre 40 et 60 ans, 38,1 % ont moins de 40 ans et 20,7 % ont plus de 60 ans.

Dans quelle ville souhaitons-nous vivre en 2032 ?

À partir de ces contributions, nous avons cherché à donner corps à la ville telle que la souhaitent les habitantes et les habitants : une ville plus juste, plus accessible, plus solidaire, plus écologique, où les décisions se prennent avec celles et ceux qu’elles concernent.

Ces enseignements nourrissent directement le projet porté par Clémence Essevaz-Roulet pour les élections municipales de 2026.

Vous pouvez accéder aux résultats complets de la Grande Enquête Dinan 2032 en complétant le formulaire en bas de cette page, et ainsi participer pleinement à la construction collective du projet Bien vivre ici.

Dans une ville agréable et accessible

Dinan est d’abord reconnue par ses habitant·es pour la qualité de son cadre de vie, son patrimoine exceptionnel et la richesse de ses commerces de proximité. Ces atouts sont largement cités dans les réponses comme des points forts à préserver et renforcer. 78 % des répondants valorisent le patrimoine historique, 67 % saluent la présence de commerces utiles au quotidien et 70 % soulignent la qualité du cadre de vie. Ces éléments doivent être consolidés et réinvestis dans une ville qui reste à taille humaine, vivable, accessible et animée pour toutes et tous.

La Grande enquête révèle aussi une inquiétude majeure face à la crise du logement à Dinan. Sur une échelle de 0 à 10, l’accès au logement est noté à peine 4,3/10, la plus faible des thématiques évaluées. Près de 40 % des répondants ayant cherché à se loger ont rencontré des difficultés, évoquant un manque d’offres, des loyers trop élevés et une pression touristique via les meublés de type Airbnb. Les participants pointent également un urbanisme aux règles et aux développements parfois subis, un patrimoine insuffisamment valorisé et une ville jugée « trop minérale » par de nombreux habitants. Plus de la moitié des répondants, 51%, demandent davantage d’espaces verts.

Les enjeux d’accessibilité, trottoirs inadaptés, centre-ville peu praticable pour les personnes à mobilité réduite, sont aussi largement relevés. Le droit à la ville pour tous est devenu une attente transversale, partagée par les plus jeunes comme les plus âgés.

Dans une ville apaisée aux déplacements adaptés

La mobilité est un défi quotidien pour les habitants. La note moyenne attribuée aux transports est de 6,1/10, et plus de 43 % des répondants citent les mobilités comme une priorité. Les critiques sont nombreuses : bus trop rares, absence de desserte le dimanche, réseau insuffisant, manque de continuité cyclable, embouteillages, saturation. La saturation automobile en centre-ville et les effets sur la qualité de l’air sont dénoncés dans toutes les tranches d’âge. Les habitants réclament aussi de meilleures liaisons avec les gares de Dol, Rennes et Saint-Brieuc.

En miroir, la transition écologique est plébiscitée : à la question À quel point la commune devrait-elle investir dans des projets écologiques ?, la réponse est de 7,2/10. Plus de la moitié des répondants soutiennent le développement des mobilités douces, l’éclairage public économe ou encore les jardins partagés. Le message est clair : Dinan doit organiser ses mobilités autour des gens qui y vivent et qui s’y rendent, non plus autour de la seule voiture.

La mise en place de parkings relais, couplés à un système de navettes gratuites ou à bas coût, revient dans les contributions ouvertes. Elle répond à une double attente : d’un côté, soulager le centre-ville saturé par la voiture individuelle ; de l’autre, faciliter l’accès à Dinan pour les habitants des communes alentour. Cette solution pourrait servir à organiser les flux liés au tourisme, aujourd’hui concentrés aux mêmes endroits, sans concertation avec les usages quotidiens des habitantes et des habitants.

Dans une ville de sport et de culture

La culture et le sport apparaissent comme les piliers essentiels d’une vie digne, mais fragilisés à Dinan. Côté culture, bien que l’offre actuelle obtienne une note honorable de 7/10, 85 % des répondants souhaitent davantage d’événements. Les demandes sont précises : une salle de concert, une bibliothèque ouverte le dimanche. Côté sport, la note moyenne est de 7,4/10, et on peut s’en féliciter avec un tissu associatif très riche, mais certaines réponses font état d’équipements parfois vieillissants ou inadaptés à la demande.

On relève dans l’enquête avec de nombreuses réponses ouvertes indiquant que la vie culturelle à Dinan gagnerait à être animée toute l’année, et pas seulement en saison touristique. Plus de 61% des répondants sont favorables à davantage d’événements culturels et sportifs tout au long de l’année. Cela suppose aussi de mieux utiliser les lieux existants, de créer de nouveaux espaces partagés, et de faire place à une programmation plus variée, accessible et fédératrice.

Dans une ville sûre et solidaire

Seulement 18,5% des personnes interrogées considèrent que Dinan est bien dotée du point de vue de la santé. Les habitants expriment leurs inquiétudes : manque de médecins, délais trop longs, fermeture de la maternité en 2020. Ces préoccupations sont très fortes chez les plus de 60 ans, mais aussi chez les familles avec enfants qui sont inquiètes pour l’avenir.

Le sentiment de sécurité atteint 7,2/10 en moyenne, mais masque des tensions réelles exprimées dans les contributions libres. 31 % des répondants citent la sécurité comme une priorité. Certaines personnes disent ne pas se sentir tranquilles dans certains quartiers le soir. Les plus âgés réclament une présence renforcée de la police municipale, et des actions de prévention. Au-delà de la sécurité, la propreté de l’espace public est saluée avec une moyenne de 7,5/10, mais on note des disparités en fonction des quartiers. La solidarité passe aussi par des politiques concrètes avec des idées précises citées notamment autour de la lutte contre l’isolement avec un rôle important des associations, et une présence accrue des services publics. Ces attentes dessinent une ville plus humaine, plus attentionnée.

Dans une ville qui implique ses habitants

Les associations sont le cœur battant de la vie sociale, culturelle et sportive de Dinan. Pourtant, l’enquête dédiée montre des tensions dans leur relation avec la mairie. De nombreuses structures interrogées, déplorent l’absence de consultation réelle et un manque de reconnaissance de leur expertise de terrain. La note moyenne de 6,6/10 sur les moyens mis à disposition par la Ville traduit une satisfaction en demi-teinte. « Nous ne sommes pas écoutés », « nous manquons de visibilité et de soutien ».

Par ailleurs, de nombreux citoyens soulignent leur envie d’être associés aux décisions et mieux informés. Ils réclament plus de transparence, de concertation et de communication sur ce qui est fait. En résumé, on veut pouvoir s’impliquer dans la ville à chaque moment de l’année, et se sentir entendu.

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