L’égalité ne se décrète pas.
Elle se construit, chaque jour, dans chaque décision.
En ce 8 mars, nous affirmons une conviction profonde : l’égalité entre les femmes et les hommes n’est pas un sujet parmi d’autres dans l’action municipale. C’est une boussole. Une exigence qui traverse tout, de l’aménagement des espaces publics à l’organisation des services, du soutien aux associations à la culture du dialogue au sein même des institutions.
Une ville qui prend soin de ses habitants prend soin de toutes et tous. Cela suppose de penser les politiques locales à travers ce prisme : des services publics accessibles, des espaces publics sûrs, des associations sportives et culturelles où les femmes ont toute leur place, une vie économique locale qui ne laisse personne au bord du chemin.
Dinan-Léhon est une ville vivante, diverse, portée par des femmes et des hommes qui s’y investissent pleinement. Elle est prête pour une nouvelle page de son histoire. Une page où l’égalité est une réalité incarnée dans le projet collectif et dans celles et ceux qui le portent.
Mais l’égalité exige aussi la cohérence. Et c’est là que nous devons dire les choses clairement.
On ne peut pas, d’un côté, se réclamer de valeurs d’émancipation et d’ouverture, et de l’autre, s’enfermer dans le soutien à une structure dont les fondateurs entretiennent des liens documentés avec des réseaux catholiques intégristes et d’extrême-droite. La majorité sortante, conduite par Didier Lechien, a fait ce choix avec l’association Atelier Kerlatio. Les Dinannaises et les Dinannais ont le droit de savoir ce que ce choix signifie.
Défendre l’égalité, ce n’est pas seulement afficher des slogans le 8 mars. C’est aussi refuser de cautionner, par ses soutiens et ses financements, des visions du monde qui réduisent les femmes à des rôles assignés, qui combattent les droits reproductifs, qui s’opposent aux familles dans leur diversité.
Le temps où des hommes décidaient de la vie des femmes, où ils prétendaient régenter leur corps et leurs choix, est révolu. Les femmes sont actrices de leur propre vie, pleinement, librement. Et elles ont besoin pour cela d’alliés : des hommes qui comprennent que l’émancipation des unes n’est pas une menace pour les autres, mais une chance pour toutes et tous.
Enfin, l’égalité passe par quelque chose d’aussi simple, et d’aussi fondamental, que le respect.
Le respect dans la façon de s’adresser à ses concitoyens et concitoyennes. Le respect des oppositions, des voix discordantes et du travail des journalistes. Le respect de celles et ceux qui n’ont pas voix au chapitre dans les enceintes officielles et dont la vie quotidienne est directement affectée par les décisions municipales.
Une démocratie locale saine, c’est une démocratie où chacune et chacun se sent considéré : les femmes, les jeunes, les personnes âgées, les habitants de chaque quartier. Pas seulement lors des scrutins, mais tout au long du mandat.
Ce 8 mars, nous ne faisons pas que commémorer des droits acquis. Nous rappelons que ces droits se défendent, s’incarnent, et se construisent, y compris dans les urnes.
— Clémence Essevaz-Roulet, candidate à la mairie de Dinan-Léhon, conseillère municipale et communautaire